« Le psychanalyste doit être capable d’écouter sans jugement pour permettre au patient de s’exprimer librement. Il est attentif aux mots, mais également aux silences, aux hésitations et aux émotions exprimées par le patient. Il écoute attentivement sans interrompre, tout en faisant preuve d’empathie et de compréhension.
En effet c’est par son empathie que l’analyste comprend et ressent les sentiments de son patient sans les juger. Son empathie lui permet de créer un lien de confiance et de soutenir son patient dans l’exploration de ses émotions et pensées profondes. Il doit garder une position de neutralité, sans imposer ses propres jugements ou opinions. C’est une neutralité bienveillante. Une solide formation en psychanalyse, intégrant une connaissance approfondie des théories et techniques psychanalytiques, est indispensable. Il pose les bonnes questions au bon moment pour aider le patient à sonder son inconscient et approfondir sa réflexion afin de donner du sens à ses blessures d’enfance. Il interprète les pensées, les rêves, les lapsus et les actes manqués pour découvrir les désirs cachés.
L’analyste doit donc être patient pour laisser le sujet évoluer à son propre rythme.
L’analyste de par son parcours sait gérer les éventuels transferts et contre-transferts. Le transfert (les sentiments du patient envers le psychanalyste) et le contre-transfert (les sentiments du psychanalyste envers le patient) sont des éléments importants de la psychanalyse. Le psychanalyste doit être capable de reconnaître et de gérer ces dynamiques pour éviter qu’elles n’interfèrent avec la thérapie.
Le psychanalyste est respectueux du secret professionnel, de la liberté du patient et agit toujours dans l’intérêt de ce dernier selon les éléments fondamentaux. La règle de la confidentialité est fondamentale. En effet, pour verbaliser et partager ses pensées et ses émotions, le patient doit se sentir en sécurité.
Dans sa pratique, il est supervisé par un pair expérimenté avec lequel il peut échanger, analyser ses éventuels transferts et contre-transfert. Il poursuit son auto-analyse, s’interroge sur sa propre pratique, continue à se perfectionner par ses lectures, en participant également à des séminaires et en échangeant avec ses collègues.
Chaque patient est unique, le psychanalyste doit rester flexible, capable d’adapter son approche en fonctions des besoins spécifiques de chaque sujet.
Pour exercer ce métier, il faut avoir une réelle envie d’aider l’Autre, la simple curiosité intellectuelle ne suffit pas.
L’époque et l’actualité de tous les jours font que de plus en plus de personnes ressentent le besoin de consulter. Et toutes celles qui entament cette démarche témoignent du bienfait que cela leur procure.
Notre rôle n’est pas de conseiller ou diriger le patient, mais de l’accompagner en toute bienveillance et neutralité.