Freud regroupe sous l’expression formations de compromis les oublis, les lapsus, les actes manqués ou encore les rêves. Loin d’être de simples accidents psychiques, ces manifestations sont l’expression indirecte de désirs inconscients refoulés qui, en raison de leur incompatibilité avec les exigences du Moi ou de la morale, ne peuvent accéder à la conscience que sous une forme déformée et déguisée.
Ces formations sont le résultat d’un conflit entre pulsions refoulées et forces de censure, ce qui les rend particulièrement révélatrices du fonctionnement de l’inconscient. Elles constituent des points de passage entre les trois instances psychiques dans la première topique : inconscient, préconscient et conscient.
Le rêve
Le rêve, c’est la voie royale vers l'inconscient
Freud accorde au rêve une place centrale dans l’exploration de l’inconscient. Il est une réalisation déguisée d’un désir refoulé, qui trouve dans le sommeil un terrain favorable à son expression.
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La censure onirique, bien que toujours présente, y est affaiblie, permettant au désir de se manifester sous des formes symboliques, déplacées ou condensées.
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Avant Freud, les rêves étaient souvent interprétés à travers des prismes mystiques ou divinatoires. Freud rompt avec ces conceptions en affirmant que le rêve est un travail psychique, visant à transformer un contenu latent inacceptable en contenu manifeste plus tolérable.