Personnage central :
Une femme debout, vêtue d’une robe simple XIXᵉ siècle.
Son corps est divisé en deux moitiés symboliques :
- Côté gauche : convulsions, gestes amples, tension musculaire — exprimant la crise physique.
- Côté droit : visage apaisé, et le corps traversé par des images ou silhouettes psychiques (désir, peur, culpabilité, souvenirs flous).
→ Le contraste incarne la dualité entre le corps et l’esprit.
Schéma explicatif : Différencier l’hystérie et l’épilepsie selon Charcot
Aspect | Épilepsie | Hystérie |
Cause | Organique, neurologique | Psychologique (conversion) |
Symptômes | Convulsions, perte de conscience | Crises théâtrales, postures, paralysies sans lésion |
Lésion visible | Oui | Non |
Traitement (à l’époque) | Observation neurologique | Hypnose, étude psychique |
Comparatif : Hystérie vs Épilepsie (XIXᵉ siècle)
Critères | Hystérie | Épilepsie |
🧠 Origine supposée | Psychique (trouble de conversion sans lésion) | Organique (atteinte du cerveau, décharge électrique) |
⚕️ Approche médicale à l’époque | Trouble féminin, lié à l’imagination ou à l’utérus | Maladie neurologique du système nerveux central |
💥 Type de crise | Théâtrale, souvent consciente, spectaculaire | Convulsive, perte de conscience, involontaire |
🧍♀️ Manifestations physiques | Mouvements amples, postures figées, cris, pleurs | Convulsions brusques, chute, morsure de la langue |
🔍 Présence de lésions | Aucune lésion visible | Lésions neurologiques possibles |
🏥 Traitement au XIXᵉ | Observation, hypnose, isolement | Observation, traitements médicamenteux rudimentaires |
📚 Confusion nosographique | → Mélange des deux : “Hystéro-épilepsie” | ← Idem, mal différenciée de l’hystérie |
De la réalité au symptôme
Événement traumatique (abus réel)
↓
Mémoire refoulée dans l’inconscient
↓
Conflit psychique latent
↓
Symptômes hystériques (conversion, angoisse, etc.)
Les trois dimensions du trauma
Dimension | Exemple | Effet sur l’enfant |
Physique | Attouchement, exhibition | Peur, douleur, sidération |
Psychique | Culpabilité, honte, confusion | Refoulement, dissociation |
Symbolique | Violation du cadre protecteur (père, éducateur…) | Perte de confiance, effondrement des repères |
De la scène à l’effroi
Agression sexuelle (événement imprévisible)
↓
Absence de préparation psychique
↓
Effroi / Sidération (impuissance, figement)
↓
Refoulement inconscient
↓
Symptômes ultérieurs (angoisse, conversion, dissociation)
Comparaison peur / effroi
Dimension | Peur | Effroi |
Rapport au danger | Identifié, anticipé | Brutal, imprévisible |
Réponse psychique | Défensive, adaptative | Sidération, impuissance |
Degré d’intensité | Modéré | Extrême |
Conséquences | Anxiété, vigilance | Traumatisme, refoulement |
Les émotions de l’enfant victime
Émotion | Manifestation | Conséquence psychique |
Dégoût | Rejet du corps, nausées, refus du contact | Désinvestissement corporel |
Honte | Évitement du regard, retrait social | Silence, inhibition |
Peur | Craintes, cauchemars, hypervigilance | Angoisse, stress post-traumatique |
Culpabilité | Autoaccusation, rumination | Perte d’estime de soi |
Responsabilité | « C’est ma faute » | Entrave à la reconstruction |
Les 3 temps de la théorie initiale de la séduction la « neurotica »
Retour sous forme d’angoisse, de symptômes hystériques… |
Scène traumatique initiale réelle (séduction par un adulte) |
Refoulement, le sujet tente d’oublier cette scène douloureuse |
“Deux temps du trauma”
Premier temps : la scène initiale | Deuxième temps : la réactivation (après-coup) |
Âge de l’enfant | Âge adulte ou adolescence |
Scène incomprise, effroi, sidération | Situation actuelle rappelant la scène |
Refoulement du souvenir | Retour du souvenir / angoisse réactivée |
Aucune compréhension du sens | Compréhension nouvelle du vécu ancien |
Le trauma potentiel | Le trauma effectif (dans l’après-coup) |
SCÈNE INITIALE (Enfance)
↓
Expérience vécue → Effroi / incompréhension
↓
Refoulement (oubli inconscient)
↓
——— (temps qui passe) ———
↓
ÉVÉNEMENT ACTUEL (Adulte)
↓
Réactivation du souvenir refoulé
↓
Interprétation nouvelle → Affect libéré → Symptôme
Légende : Le trauma n’agit pas immédiatement ; il devient pathogène dans un second temps, quand un élément du présent réveille la trace mnésique inconsciente.